Les albums cultes

Elliott Murphy – Aquashow



Date de sortie : 1973

Aquashow (1973) est le premier album d’Elliott Murphy, et l’un de ces disques maudits qui auraient pu tout changer — et ne changèrent presque rien, du moins pas sur le moment.

À sa sortie, la presse américaine s’emballe. On parle du « nouveau Dylan », du « nouveau Springsteen » — ironie du sort, Springsteen lui-même n’est pas encore vraiment connu. Les comparaisons sont flatteuses mais aussi un peu réductrices, car ce qu’on entend sur Aquashow a sa propre voix : un rock new-yorkais élégant et littéraire, nourri de Lou Reed et des Velvet Underground autant que de Dylan, avec des textes denses, urbains, romantiques, qui parlent de la ville, de la nuit, des rêves américains qui s’effilochent.

Murphy y pose un personnage — celui du poète rock désenchanté, dandy un peu usé, amoureux des mots et de la mélodie — qui traversera toute sa carrière.

Le disque ne rencontre pas le succès commercial attendu, et Murphy ne percera jamais vraiment aux États-Unis. Il finira par s’installer en France, où il trouvera un public fidèle et une seconde vie artistique — ce qui lui donnera peut-être, avec le recul, une forme de liberté que le succès n’autorise pas toujours.

Aquashow reste une pépite pour initiés, un de ces albums qu’on découvre par hasard et qu’on ne lâche plus.

Tracklist

Last of the rock n roll stars
How’s the family
White middle class blues

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